Skip to content
VivaTech 2026: 42 Lausanne fait le point sur les cinq grandes tendances de l'innovation
Evènements Innovation

VivaTech 2026: 42 Lausanne fait le point sur les cinq grandes tendances de l'innovation

Christophe Wagnière— CEO 42 Lausanne· 14 juil. 2026

Plus de 100'000 visiteurs par jour, des milliers de startups et les leaders mondiaux de la tech : VivaTech 2026 est un concentré de l'innovation mondiale. 42 Lausanne y était pour séparer les effets d'annonce des véritables tendances. Voici les cinq innovations qui pourraient le plus transformer les entreprises suisses.

1. La robotique humanoïde n’est plus un gadget de stand

Les robots qui dansent ont fait le buzz sur les réseaux sociaux, mais derrière l’effet spectacle, un vrai changement d’échelle se joue. « Ce qui m’a beaucoup marqué, c’est les humanoïdes. Pour la première fois, je commence à voir des robots qui dansent mieux que moi, qui bougent mieux que moi, qui presque parlent mieux que moi », résume Ivan Mariblanca Flinch, CEO de Mikujy.

 Ramzi Bouzerda, CEO de Droople, y voit une évolution structurelle plutôt qu’un phénomène de mode : « La robotique a pris une ampleur énorme sur ce salon parce que c’est la combinaison de l’IA et de capacité humaine, donc on parle maintenant beaucoup d’humains augmentés. » Pour Olga Guerous, CEO d’Innopearl, la trajectoire est claire : la robotique « commence à prendre la forme plus humaine […] de plus en plus dans le service à la personne ».

2. L’IA générative, oui mais pas celle qu’on croit

Si l’intelligence artificielle est partout sur le salon, le vrai enjeu n’est pas l’outil grand public que tout le monde connaît déjà. « La majorité des entreprises ne savent pas quoi faire et ne savent pas quels sont les cas d’usage et le potentiel de l’IA générative », observe Frédéric Soulier, co-fondateur de Quantalogic. Un constat partagé par Olga Guerous : « C’est plus IA version ChatGPT […] c’est IA pour aller résoudre des différents aspects dont n’importe quelle entreprise doit faire face. »

Cette bascule nécessite un vrai changement de posture dans les organisations. Caroline Porot, directrice de 42 Mulhouse, le constate sur le terrain de la formation : « On a lancé une formation pour les pros en IA générative et le marché est gigantesque. »

3. La Health Tech, la surprise du salon

Personne ne l’attendait à ce niveau : cosmétique, bien-être, personnalisation par l’IA, de grands groupes comme L’Oréal ou LVMH investissent massivement le secteur. « Quand on voit ce qui se passe dans les health tech, dans les medtech, c’est quand même assez bluffant », note Olga Guerous. Ivan Mariblanca Flinch a été frappé par une application capable de « détecter les émotions des consommateurs à travers un bracelet […] pour comprendre pourquoi le client achète ». un aperçu de ce que la personnalisation par la donnée rend déjà possible.

4. La cybersécurité, partout et nulle part à la fois

C’est sans doute la tendance la plus contre-intuitive : la cybersécurité n’a pas son propre pavillon géant, et pourtant elle infuse toutes les conversations. Simon Thomé, co-fondateur et CPO d’Aurigin.ai, illustre l’urgence avec un chiffre qui marque les esprits : « Il faut 20 secondes d’une interview trouvée d’un CEO sur YouTube pour répliquer de façon hyper réaliste sa voix. »

Fabien Kunzler, directeur Suisse de Sharekey, plaide pour une approche différente de celle des géants du cloud : « Les clés restent sur votre appareil […] comparé à toutes les big tech où souvent la clé est copropriétaire, le cloud se fait hacker. » Un constat que résume bien Cécile Maye, vice-présidente de Swiss Aware : « Tout est un peu emmêlé ensemble », la cybersécurité n’est plus un sujet à part, elle est devenue une dimension transverse de tous les projets tech.

5. Une nouvelle vague d’innovation, portée par les startups

Dernier constat, peut-être le plus structurant : VivaTech confirme un vrai retour de l’énergie entrepreneuriale, dopée par l’IA. Ramzi Bouzerda, qui participait pour la 5ème fois au salon, observe un changement d’échelle net : « Avant c’était très franco-français et maintenant c’est devenu vraiment international. » Pour Olga Guerous, le message envoyé aux entreprises est sans ambiguïté : « Les entreprises ont compris qu’il n’y a pas de croissance sans l’innovation. »

Des tendances, et après ?

Cinq tendances, un seul dénominateur commun : aucune d’entre elles ne crée de valeur toute seule. Il faut des personnes capables de les comprendre, de les tester, de les adapter et de les déployer dans un contexte d’entreprise réel. C’est précisément la question que Christophe Wagnière a posée à Caroline Porot, directrice de 42 Mulhouse : la Suisse aura-t-elle besoin de plus ou moins de spécialistes tech dans les années à venir ? Sa réponse : « On en aura besoin de autant, mais avec des compétences totalement différentes. Et c’est là où à 42, je crois qu’on a vraiment un temps d’avance […] des gens très polyvalents qui sont capables d’apprendre en permanence, de s’adapter. »

 Stéphane Maisons, responsable de 42 Spain, résume peut-être le mieux ce que 42 essaie de former : « Je pense que 42 c’est le couteau suisse de la technologie et de l’innovation. Très clairement. »

 Cet article accompagne la première vidéo d’une série de 5 consacrée à la présence de 42 Lausanne à VivaTech 2026. La prochaine vidéo abordera un sujet plus stratégique encore : la souveraineté numérique, et pourquoi elle ne se joue pas seulement dans les infrastructures, mais aussi dans les compétences.

Retrouvez la vidéo des interviews sur notre chaine YouTube et suivez nous sur LinkedIn pour ne rien manquer de la suite.